Site destiné à information et action pour la protection des personnes dites "trans". Site destined for information and action in the protection of transgender people
25 Janvier 2013
Madame, Monsieur les juges, je voudrais – avant que les débats sur ce divorce ne soient clos – toucher quelques mots sur une procédure qui, de A à Z, a été d’un mépris total pour mes enfants, pour moi en tant que parent et pour moi en tant que personne.
Si je continue à me battre dans une situation difficile qui dure depuis des années, si je vais continuer à le faire, c’est en raison de ce mépris total pour nos vies et notre vécu.
Le mépris pendant toute cette procédure pour mes enfants est avéré.
Depuis le début, la solution de résidence unique a été non seulement contraire à leur volonté mais aussi contraire à leurs intérêts. L’expert l’a dit, ils l’ont dit, la baisse de leurs résultats scolaires, les troubles dans le comportement à l’école, le renvoi de l’un d’eux à la fin de l’année scolaire suivant la séparation en témoignent tous.
J’essaie, en dépit de la situation, de rester le plus près d’eux possible.
Mais ce n’est pas suffisant pour eux. Ils l’ont dit, le disent toujours. C’est normal, car j’avais toujours été impliquée de façon intensive dans leurs vies.
Le mépris pour eux se manifeste dans ce non respect de leurs volontés et de leurs vies.
Qu’on balaie d’un revers de manche les enfants quand ils disent qu’ils veulent vivre avec moi, c’est incompréhensible, car toutes les conditions pour une résidence sont réunies.
Pendant cette procédure, il n’y a jamais eu de doute – en dépit du dénigrement, des demi-vérités et des mensonges de mon la partie adverse – de mon implication intensive dans la vie des enfants depuis leur naissance : les nuits, le jonglage, l’implication avec les écoles, les médecins, les activités, le retour à la maison à 16h pour donner les bains, donner à manger, coucher les enfants pour repartir au travail. J’avais toujours assuré pleinement mon rôle de parent à part entière, au point où mon la partie adverse me le reprochait.
C’est normal - le contraire aurait été étrange.
Or, en dépit de cette implication tout le long de leurs vies, je me trouve réduite à une condition où
C’est nocif pour eux, vexant et humiliant pour moi, injustifié pour tous : un mépris total des vies de la majorité des personnes concernées.
Enfin, si on parle du mépris pour moi en tant que personne, je vous rappelle que le code civil et le code pénal s’appliquent sans distinction à tout le monde ici, même les personnes qui ont fait le même type de changement que moi. Mais quand on regard, dans les faits et dans les conséquences, cette procédure a été source
Si on fait l’inventaire de l’ensemble des violations spécifiques que j’ai dû subir en raison de cette procédure, on voit en effet des atteintes à :
C’est un mépris total pour moi en tant que personne, une violation massive de mes droits et en contradiction totale avec les principes et valeurs de cette République.
En conclusion, j’ai espoir que cette procédure va en finir avec son mépris et enfin respecter réellement
Ce serait une conclusion, enfin digne, d’une procédure qui ne l’a jamais été jusqu’ici.
Je vous remercie.